Qu’est-ce qu’un plan HACCP, et sur quel texte repose-t-il ?

Un plan HACCP fixe, pour un produit et un procédé, les dangers significatifs, les étapes où ils sont maîtrisés, les limites à respecter, la surveillance, les actions correctives et les vérifications. Il applique la méthode HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point, analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise) du Codex Alimentarius, la commission commune de la FAO et de l’OMS.

Le texte de référence est celui des Principes généraux d’hygiène alimentaire, référence CXC 1-1969, révisé en dernier lieu en 2022, que l’on retrouve parmi les textes du Codex. Il est organisé en deux chapitres. Le premier traite des bonnes pratiques d’hygiène (BPH) : conception des locaux et des équipements, nettoyage et désinfection, lutte contre les nuisibles, hygiène du personnel, maîtrise des opérations, transport, formation. Le second traite du système HACCP et de son application. La révision de fond date de 2020, et le texte a été révisé à nouveau en 2022 ; il se lit dans l’édition officielle FAO/OMS. Les principes et les étapes sont résumés ci-dessous avec nos mots : seul le texte du Codex fait foi.

Les BPH sont le socle. Un plan HACCP posé sur des locaux mal nettoyés ou une eau non maîtrisée ne tient pas : il finit par classer en CCP ce qui relève de l’hygiène de base.

Élément

Ce que c’est

Où le traiter

Bonnes pratiques d’hygiène (programmes prérequis)

Les conditions de base : locaux, eau, nettoyage, nuisibles, personnel

Cette page ; programmes de sécurité des aliments

Plan HACCP

Dangers significatifs, CCP, limites critiques, surveillance, actions correctives, vérification

Cette page

ISO 22000:2018

Norme de système de management qui intègre le HACCP et distingue CCP et PRPo

Certification ISO 22000

FSSC 22000, BRCGS, IFS

Programmes reconnus par la GFSI, tous construits sur un plan HACCP

FSSC 22000, certification BRCGS, certification IFS

Agrément ou autorisation sanitaire ONSSA

L’obligation légale de l’établissement, au titre de la loi 28-07

Plus bas sur cette page

Quels sont les 7 principes HACCP du Codex ?

Analyser les dangers, déterminer les CCP, fixer des limites critiques validées, surveiller, corriger, valider puis vérifier, documenter. Ces sept principes disent ce que le système doit faire ; le tableau indique ce qu’un inspecteur, un acheteur ou un auditeur vous demandera de montrer pour chacun.

Principe

Ce qu’il demande

Ce que l’on vous demandera de montrer

1. Analyse des dangers

Identifier les dangers à chaque étape, retenir les dangers significatifs, définir les mesures de maîtrise

Un tableau d’analyse justifié et ses sources : historique du site, réclamations, données scientifiques, réglementation du pays de vente

2. Points critiques pour la maîtrise (CCP)

Déterminer les étapes où une mesure est essentielle pour maîtriser un danger significatif

Le raisonnement écrit du classement

3. Limites critiques validées

Fixer pour chaque CCP un critère qui sépare l’acceptable de l’inacceptable, et prouver qu’il est efficace

Le dossier de validation : études, essais, littérature, exigences réglementaires

4. Surveillance

Mesurer ou observer chaque CCP assez souvent pour réagir à temps

Des enregistrements remplis au moment de la mesure, signés

5. Actions correctives

Prévoir ce que l’on fait quand la limite n’est pas respectée : rétablir la maîtrise, isoler et évaluer le produit

Les fiches d’écart et le devenir de chaque lot concerné

6. Validation et vérification

Valider le plan avant de l’appliquer, puis vérifier qu’il fonctionne comme prévu

Le programme de vérification : revue des enregistrements, étalonnages, analyses, audits internes

7. Documentation

Tenir documents et enregistrements, proportionnés à la taille de l’entreprise

La liste des documents en vigueur et leur durée de conservation

Deux points font la différence en audit. La validation : une limite critique empruntée à un autre site, sans preuve qu’elle maîtrise votre danger sur votre produit, n’est pas validée. L’engagement de la direction : l’auditeur le vérifie à travers les moyens donnés à l’équipe HACCP et les décisions prises après un écart.

Comment dérouler les 12 étapes du Codex, dans l’ordre ?

Les cinq premières étapes préparent l’étude ; les sept suivantes appliquent, une à une, les sept principes. Sauter les étapes préliminaires est l’erreur la plus coûteuse : une analyse des dangers construite sur un diagramme faux est fausse. Les intitulés ci-dessous suivent la séquence présentée par la boîte à outils BPH et HACCP de la FAO.

Étape

Ce qu’elle produit

Piège fréquent au diagnostic

1. Constituer l’équipe HACCP et définir le champ de l’étude

Une équipe pluridisciplinaire, un champ écrit

L’équipe se réduit au responsable qualité

2. Décrire le produit

Composition, caractéristiques qui conditionnent la sécurité, emballage, durée de vie, stockage et distribution

Une fiche commerciale au lieu d’une fiche de sécurité

3. Déterminer l’utilisation prévue et les utilisateurs

Consommateurs visés, populations sensibles, mésusages prévisibles

L’usage dans le pays de destination n’est pas étudié

4. Établir le diagramme des opérations

Toutes les étapes, entrées de matières, d’eau et d’emballages, reprises, sous-traitance

L’eau et les reprises sont oubliées

5. Confirmer le diagramme sur place

Un diagramme vérifié en production, daté et signé

Un diagramme dessiné au bureau

6. Analyser les dangers (principe 1)

La liste des dangers significatifs et de leurs mesures de maîtrise

Une liste générique, identique pour tous les produits

7. Déterminer les CCP (principe 2)

Le classement de chaque mesure

Tout est CCP, ou rien ne l’est

8. Établir des limites critiques validées (principe 3)

Une limite par CCP, avec sa preuve de validation

Des limites recopiées d’un modèle

9. Établir la surveillance de chaque CCP (principe 4)

Méthode, fréquence, responsable, enregistrement

Une fréquence qui ne permet pas de retrouver le produit concerné

10. Établir les actions correctives (principe 5)

Ce que l’on fait du procédé et du produit en cas d’écart

« Informer le responsable » pour seule action

11. Valider le plan et établir la vérification (principe 6)

Le plan validé et le programme de vérification

Une vérification qui se limite à signer les enregistrements

12. Établir la documentation et les enregistrements (principe 7)

Les documents et enregistrements du système

Des documents sans version ni date

La correspondance de ces étapes avec les articles d’ISO 22000:2018 est détaillée sur notre page certification ISO 22000 : nous ne la répétons pas ici.

Comment mener l’analyse des dangers ?

Étape par étape, danger par danger, en estimant la probabilité que le danger survienne sans maîtrise et la gravité de ses effets. Quatre familles sont à passer en revue :

  • biologiques : bactéries pathogènes et leurs toxines, virus, parasites, substances formées par des microorganismes comme l’histamine dans certains poissons ;
  • chimiques : résidus, contaminants, produits de nettoyage, migration depuis les emballages ;
  • allergènes : présents dans la recette ou apportés par contact croisé ;
  • physiques : métal, verre, plastique dur, bois, os ou arêtes selon le produit.

Un danger est significatif quand il peut raisonnablement survenir à un niveau inacceptable sans maîtrise, compte tenu de l’usage prévu du produit. C’est cette conclusion, écrite et justifiée, que l’auditeur lit en premier. Citez vos sources : historique du site, réclamations, résultats d’analyses, codes d’usages sectoriels du Codex, réglementation des pays de vente.

La fraude et la malveillance relèvent d’évaluations de vulnérabilité séparées, exigées par les référentiels GFSI : voir nos programmes de sécurité des aliments.

CCP, PRPo ou bonne pratique d’hygiène : comment classer une mesure de maîtrise ?

Selon l’importance du danger et le rôle de la mesure : une bonne pratique ordinaire maintient les conditions de base, une mesure renforcée maîtrise un danger significatif sans limite critique, un CCP est l’étape où une mesure essentielle s’applique avec une limite critique validée. Le Codex et ISO 22000 décrivent la même gradation avec des mots différents.

Niveau de maîtrise

Vocabulaire du Codex (CXC 1-1969)

Vocabulaire d’ISO 22000 et de FSSC 22000

Quand la mesure défaille

Conditions de base

Bonnes pratiques d’hygiène

Programmes prérequis (PRP)

Correction, sans danger significatif ciblé

Mesure renforcée

Bonnes pratiques d’hygiène qui demandent une attention accrue

Programme prérequis opérationnel (PRPo), avec un critère d’action mesurable ou observable

Correction et évaluation de l’effet sur le produit

Point critique

CCP, avec une limite critique validée, mesurable ou observable

CCP, avec une limite critique mesurable

Produit traité comme potentiellement dangereux : isolé, évalué, puis libéré, retraité ou détruit

BRCGS Food Safety et IFS Food raisonnent avec les CCP du Codex et les programmes prérequis ; vérifiez le vocabulaire de votre référentiel. Un arbre de décision aide à classer, mais c’est un outil, pas une exigence : sa réponse doit rester cohérente avec l’analyse des dangers.

Quelles erreurs de classement voyons-nous le plus souvent ?

  • Toutes les étapes classées CCP : la surveillance devient intenable et les vrais points critiques se perdent.
  • Une surveillance qui arrive trop tard, comme une analyse dont le résultat tombe après l’expédition : c’est une vérification, pas une surveillance.
  • Une limite critique sans preuve de validation, ou fixée au point de consigne de la machine sans marge justifiée.
  • Un PRPo sans critère d’action : personne ne sait à partir de quand il faut réagir.
  • Une action corrective qui corrige la machine mais oublie le produit fabriqué depuis la dernière mesure conforme.

À quoi ressemble un plan HACCP de conserverie de poisson ?

À un plan court sur les CCP et précis sur leurs preuves. L’exemple qui suit est générique : il illustre la méthode pour une conserverie marocaine de sardines, de maquereaux ou de thon, sans valeur chiffrée. Vos limites, fréquences et classements viennent de votre propre analyse et de vos propres validations.

Le diagramme type comprend la réception du poisson frais ou congelé, le stockage sous froid ou sous glace, la décongélation, l’étêtage et l’éviscération, le saumurage, la précuisson, l’emboîtage, l’ajout d’huile ou de sauce, le sertissage, le lavage des boîtes, la stérilisation, le refroidissement, l’étiquetage, le stockage et l’expédition, sans oublier les circuits de l’eau et des boîtes vides.

Étape

Danger principal

Mesure de maîtrise

Classement fréquent, à justifier

Surveillance

Si l’écart survient

Réception du poisson

Histamine formée lors d’une rupture du froid en amont, dans les espèces concernées

Fournisseurs et navires évalués, température à réception, examen sensoriel, analyses selon un plan d’échantillonnage

CCP ou PRPo selon l’analyse du site

Température de chaque arrivage, résultats par lot

Lot refusé ou isolé, puis évalué

Stockage sous froid ou sous glace

Multiplication bactérienne, formation d’histamine

Maîtrise de la température et de la durée de stockage

PRPo, ou BPH demandant une attention accrue

Enregistrement de la température

Évaluation des lots exposés

Sertissage

Défaut d’étanchéité, puis recontamination après stérilisation

Réglage des sertisseuses, contrôle visuel régulier, contrôle destructif du serti

CCP ou PRPo selon l’analyse du site

Contrôles par sertisseuse et par tête, à fréquence définie

Production isolée depuis le dernier contrôle conforme, réglage, évaluation

Stérilisation

Survie de Clostridium botulinum et d’autres germes sporulés

Barème validé par format de boîte et par recette, chargement et conduite de l’autoclave

CCP

Enregistrement de chaque cycle, revue avant libération

Cycle hors barème : lot isolé et évalué par une personne compétente en traitement thermique

Refroidissement

Recontamination par l’eau à travers un défaut de serti

Eau de refroidissement traitée, chlore résiduel contrôlé

PRPo, ou BPH demandant une attention accrue

Mesure du chlore résiduel à fréquence fixée

Eau corrigée, lots refroidis pendant l’écart évalués

Étiquetage

Allergène non déclaré dans une sauce, erreur de lot ou de date

Vérification de l’étiquette au démarrage et à chaque changement de série

PRPo, ou BPH demandant une attention accrue

Contrôle documenté

Étiquettes retirées, produits repris

Trois remarques sur cet exemple. Le barème de stérilisation ne se recopie pas : il est établi et validé, pour chaque format et chaque recette, par une personne ou un organisme compétent en traitement thermique, et tout changement de format, de remplissage ou d’autoclave le remet en cause. Le serti et l’eau de refroidissement protègent ce que la stérilisation a obtenu : un plan qui soigne l’autoclave et néglige la sertisseuse laisse une porte ouverte. Enfin, le poisson est lui-même un allergène à déclarer, et les sauces peuvent en apporter d’autres.

Les codes d’usages sectoriels du Codex, sur le poisson et les produits de la pêche et sur les conserves d’aliments peu acides, aident à construire cette analyse ; ils figurent dans la liste des codes d’usages du Codex, où vérifier leur dernière révision avant de les citer dans un plan.

En audit, l’opérateur de l’autoclave connaît son barème et sait quoi faire d’un cycle anormal, les contrôles de serti sont enregistrés par machine, le plan d’échantillonnage histamine est appliqué, et un lot se retrouve de la boîte jusqu’au bateau. Notre article sur la certification BRCGS d’une conserverie de poisson à Safi et Agadir montre comment ce plan sert ensuite de base à la certification.

Autorisation ou agrément sanitaire ONSSA : quel lien avec le plan HACCP ?

L’autorisation ou l’agrément sanitaire est l’obligation légale de l’établissement ; le plan HACCP est le cœur technique de ce que le site doit pouvoir montrer ; la certification vient ensuite. Selon la page de l’ONSSA, les établissements et entreprises du secteur alimentaire et de l’alimentation animale doivent être agréés et/ou autorisés sur le plan sanitaire.

Texte cité par l’ONSSA

Objet

Ce que nous vérifions au diagnostic

Loi 28-07

Sécurité sanitaire des produits alimentaires

Que l’établissement dispose de son numéro d’agrément ou d’autorisation sanitaire

Décret 2-10-473

Application de certaines dispositions de la loi 28-07

Que le régime retenu correspond aux activités réelles du site

Arrêté 2768-12 du 1er août 2012

Code de l’activité et code de la préfecture ou de la province

Que les activités déclarées couvrent toutes celles du futur périmètre de certification

Arrêté 244-13 du 16 janvier 2013

Autorisation et agrément sanitaire

Que le dossier déposé décrit encore les locaux, les lignes et les produits actuels

Code de procédure CP 05/DCPV/14

Octroi, suspension et retrait des agréments et des autorisations sanitaires

Que rien, dans la tenue du site, n’expose à une suspension

La demande se dépose auprès du service d’inspection de l’ONSSA de la province où se trouve l’établissement. Le dossier comporte une partie administrative et une partie technique, avec des dossiers distincts pour l’agrément et pour l’autorisation. La délivrance donne lieu à l’attribution d’un numéro d’agrément ou d’autorisation sanitaire, et l’ONSSA publie des listes d’établissements agréés et autorisés. Le partage entre les deux régimes est fixé par l’article 4 du décret 2-10-473 : relèvent de l’agrément les activités qui figurent dans les catégories de son annexe, comme les viandes et produits à base de viande, le lait et les produits laitiers, les produits de la pêche, l’entreposage frigorifique des produits d’origine animale, les jus et nectars ou les conserves végétales traitées thermiquement ; toutes les autres relèvent de l’autorisation. Le procédé décide : des olives en saumure relèvent de l’autorisation, les mêmes olives stérilisées en bocal deviennent une conserve traitée thermiquement. En cas de doute, faites confirmer le régime par le service provincial de l’ONSSA avant le dépôt.

La partie technique du dossier est fixée par l’arrêté 244-13 :

  • un plan de situation au 1/1000 et un plan d’ensemble au 1/100 à 1/300, qui montre les espaces de travail et d’entreposage, l’eau potable, les eaux résiduaires, les locaux du personnel, les équipements, le cheminement des produits, le déplacement du personnel et l’évacuation des déchets ;
  • une fiche technique en dix rubriques, de la nature de l’activité aux moyens de transport, avec les diagrammes détaillés de production et les capacités ;
  • pour l’agrément, un manuel décrivant le programme d’autocontrôle fondé sur les principes HACCP ; pour l’autorisation, un manuel de procédures fondé sur le guide de bonnes pratiques sanitaires de l’activité.

Pour le plan HACCP, la conséquence est simple : il doit décrire le site tel qu’il est aujourd’hui, et un changement important de ligne, de produit ou de local se prépare aussi sur le plan sanitaire. La feuille de route complète, de l’ONSSA au choix du référentiel, est sur notre page conseil en sécurité des aliments.

Comment le plan HACCP prépare-t-il ISO 22000, FSSC 22000, BRCGS ou IFS ?

Tous ces référentiels exigent un plan HACCP conforme au Codex ; chacun y ajoute ses propres exigences. Un plan bien construit se réutilise tel quel, et c’est ce qui évite de payer deux fois le même travail.

Référentiel

Ce qu’il ajoute au plan HACCP

Notre page

ISO 22000:2018

Un système de management, des PRP justifiés, le classement CCP ou PRPo

Certification ISO 22000

FSSC 22000 Version 7

ISO 22000, les PRP ISO 22002-x:2025 et des exigences additionnelles, reconnus par la GFSI

FSSC 22000

BRCGS Food Safety Issue 9

Des exigences détaillées sur l’équipe HACCP, la validation et la revue, dans un audit noté par grade

Certification BRCGS

IFS Food Version 8

Des exigences HACCP dans un référentiel à score avec exigences KO

Certification IFS

Tous les référentiels GFSI

Culture, food defense, fraude, allergènes, traçabilité et rappel, surveillance environnementale

Programmes de sécurité des aliments

Certains organismes délivrent une attestation ou un certificat « HACCP » fondé sur le Codex. Il peut rassurer un client local, mais il ne figure pas parmi les programmes reconnus par la GFSI : demandez à votre acheteur, par écrit, ce qu’il accepte avant de choisir.

Votre plan HACCP passerait-il une inspection ou un audit demain ?

Voici la checklist que nous utilisons au début d’un diagnostic.

Si plus de trois cases restent vides, le plan doit être repris avant toute démarche de certification.

Ce que fait ACG pour votre plan HACCP

Nos formations sécurité des aliments couvrent le HACCP pour les opérateurs, l’encadrement et l’équipe HACCP, sur site, en inter ou à distance, en français, en arabe ou en anglais. Leur financement par les CSF se prépare sur notre page ingénierie et financement CSF OFPPT, sans montant promis. Pour tester votre plan avant une échéance, demandez un audit à blanc, ou décrivez-nous votre projet.