Quels sites et quels produits sont concernés ?

Les sites qui fabriquent, remplissent ou transforment des produits de grande consommation non alimentaires, vendus en grande distribution, en pharmacie ou à l’export. Les PGC alimentaires relèvent de notre page agroalimentaire. Cinq profils reviennent :

  • détergents et produits d’entretien : lessives, liquides vaisselle, nettoyants ménagers, eau de Javel ;
  • cosmétiques et hygiène corporelle : savons, gels douche, shampooings, crèmes, huiles cosmétiques ;
  • papier d’hygiène et ouate : papier toilette, essuie-tout, mouchoirs, transformés à partir de bobines mères ;
  • produits d’hygiène absorbants : couches, serviettes et protections ;
  • façonniers et négociants : sous-traitants qui fabriquent pour une marque ou une enseigne, importateurs de produits finis.

Leur point commun : un client distributeur ou une marque qui écrit ses exigences dans un cahier des charges, puis vient les vérifier.

Quel référentiel selon votre client et votre marché ?

Celui que votre client écrit dans son cahier des charges.

Référentiel ou exigence

Version en vigueur

Pour qui, et ce qu’il démontre

Notre page

IFS HPC

Version 3, publiée par IFS le 20 décembre 2022

Fabricants de cosmétiques, de produits chimiques ménagers, de produits ménagers d’usage courant et d’hygiène personnelle : sécurité et qualité des produits et des procédés

Certification IFS

IFS Broker

Version 3.2

Négociants et importateurs, produits d’hygiène et d’entretien compris : conformité du service rendu

Certification IFS

IFS PACsecure

Version 3

Vos fournisseurs d’emballages primaires et secondaires

Emballage et impression

ISO 9001

ISO 9001:2026 ; transition jusqu’au 30 septembre 2029

Tous les sites : système de management de la qualité

Certification ISO 9001

ISO 14001

ISO 14001:2026 ; transition jusqu’au 30 avril 2029

Sites interrogés sur leur environnement : système de management environnemental

ISO 14001

Audit fournisseur de l’enseigne

Cahier des charges du client

Fournisseurs de marques de distributeur : respect des exigences du client

Audits et inspections

Deux règles de décision :

  1. ISO 9001 d’abord, IFS HPC quand le client l’exige. Un site certifié ISO 9001 garde son socle (maîtrise documentaire, audits internes, revue de direction) et y ajoute ce qu’un distributeur attend d’un fournisseur de produits sous sa marque.
  2. Obtenez la demande par écrit : référentiel, version, périmètre, échéance. Pour un site qui débute, demandez si le client accepte IFS Progress, une évaluation en deux niveaux qui existe pour HPC mais n’est pas un certificat.

La notation et les exigences KO d’IFS Food version 8 sont expliquées sur notre hub certification IFS. IFS HPC a ses propres règles : notation, fréquence d’audit et audit non annoncé se lisent dans les documents de la version 3 publiés par IFS, avant de planifier l’audit.

Que vérifie un audit IFS HPC ?

La fiche officielle IFS HPC regroupe les exigences en cinq blocs : gouvernance et engagement de la direction ; système de management de la sécurité et de la qualité des produits ; gestion des ressources ; processus opérationnels ; mesures, analyses et améliorations. IFS décrit une approche fondée sur le risque et non prescriptive : le site choisit les méthodes de maîtrise adaptées à ses conditions de production.

Le standard couvre, selon IFS, les produits cosmétiques, les produits chimiques ménagers, les produits ménagers d’usage courant et les produits d’hygiène personnelle, dispositifs médicaux de classe I compris. La page IFS HPC renvoie à une doctrine de la version 3 et à un tableau d’exemples de produits, qui dit si une référence entre dans le périmètre. Vérifiez-y le classement de vos produits, papier d’hygiène et ouate compris, avant de demander l’audit.

Lors de nos diagnostics, cinq sujets pèsent le plus :

  • formules et spécifications : formule figée, matières premières approuvées, spécification validée par le client ; un fournisseur de tensioactif ou de parfum changé sans revue est un écart classique ;
  • fabrication et changements de série : pesées, nettoyage entre deux formules ou deux parfums, vide de ligne entre deux marques, contrôle du remplissage, libération du lot ; chez un façonnier, le mélange d’étiquettes entre deux clients est le risque type ;
  • hygiène et corps étrangers : une crème à base d’eau ou un mouchoir ne se contaminent pas comme un détergent concentré ; le niveau d’hygiène des zones et la qualité de l’eau de fabrication se justifient par l’analyse des risques ;
  • maquettes et étiquettes : sur une marque de distributeur, l’étiquette appartient au client, mais l’erreur reste la vôtre ;
  • traçabilité et réclamations : relier un lot fini à ses matières, à ses emballages et à ses clients, et suivre chaque réclamation transmise par l’enseigne jusqu’à l’action corrective.

Quelles règles du pays de vente faut-il connaître ?

Celles de chaque marché où le produit est vendu : un certificat IFS HPC ou ISO 9001 ne vaut pas conformité réglementaire. Pour les cosmétiques vendus dans l’Union européenne, la Commission européenne résume ainsi le règlement (CE) n° 1223/2009 :

  • seul un produit pour lequel une personne physique ou morale est désignée dans l’Union peut être mis sur le marché ; le règlement fixe les obligations de cette personne responsable ;
  • un rapport sur la sécurité du produit est établi avant la mise sur le marché ;
  • le produit est notifié une seule fois sur le portail européen de notification des produits cosmétiques (CPNP) ;
  • la personne responsable notifie les effets indésirables graves aux autorités nationales.

La même page cite le règlement (UE) n° 655/2013 sur la justification des allégations. Quand la personne responsable est votre client européen ou son importateur, c’est elle qui vous demandera formules, données de fabrication, preuves de bonnes pratiques et informations sur les emballages. Le règlement impose aussi de fabriquer selon les bonnes pratiques de fabrication, dont le respect est présumé lorsque la fabrication suit les normes harmonisées applicables publiées au Journal officiel de l’Union européenne (art. 8) : demandez à votre client celle qu’il retient.

Pour les détergents et les produits d’entretien, d’autres textes s’appliquent. Le règlement (CE) n° 648/2004 relatif aux détergents reste en vigueur jusqu’au 22 septembre 2029 ; le règlement (UE) 2026/405 relatif aux détergents et aux agents de surface le remplace ensuite. La classification, l’étiquetage et l’emballage des mélanges relèvent du règlement (CE) n° 1272/2008, dit CLP.

Au Maroc, vérifiez pour chaque gamme, cosmétique, hygiène corporelle ou détergent, le texte et l’autorité compétente pour l’enregistrement et l’étiquetage avant la mise sur le marché. Si une protection d’hygiène relève des dispositifs médicaux, la loi n° 84-12 s’applique : voir notre page pharmacie et santé.

Que demandent les enseignes lors d’un audit fournisseur ?

Ce que le certificat ne leur dit pas : que le périmètre certifié couvre leurs références, que leur cahier des charges est appliqué, que les maquettes de leur marque sont maîtrisées et qu’aucune étape n’est sous-traitée à leur insu. C’est un audit de seconde partie : il complète la certification, il ne la remplace pas.

ACG mène ces audits des deux côtés : pour les distributeurs et les marques qui qualifient leurs fournisseurs, et en audit à blanc chez le fournisseur avant la visite du client. Déroulé, impartialité et listes de préparation : voir audits et inspections.

Exemple type : un fabricant de lessives de la région de Casablanca prépare le référencement d’une gamme sous la marque d’une enseigne. L’audit à blanc teste ce que vérifiera l’auditeur du client : la formule de la référence, le vide de ligne entre la marque du fabricant et celle de l’enseigne, l’étiquette validée, un exercice de traçabilité sur un lot réel.

Comment traiter les emballages de vos produits ?

Comme une matière première à risque. Un flacon qui fuit, une étiquette mal imprimée ou un film contaminé deviennent votre réclamation. Selon IFS, IFS PACsecure vise les emballages primaires ou secondaires destinés aux aliments, aux cosmétiques, aux produits ménagers et aux produits d’hygiène personnelle ; BRCGS Packaging Materials Issue 7 vise aussi les emballages à usage non alimentaire. Exiger l’un ou l’autre simplifie l’approbation de vos fournisseurs : voir emballage et impression.

À l’export vers l’Union européenne s’ajoute le règlement (UE) 2025/40 (PPWR), applicable depuis le 12 août 2026 aux emballages mis sur le marché de l’Union. Ses obligations s’échelonnent : l’étiquetage harmonisé s’applique au plus tôt le 12 août 2028, ce qui annonce des changements de maquettes. Votre rôle dépend de la marque apposée et de l’entreprise qui met le produit sur le marché : voir PPWR et emballages.

Comment relier qualité, environnement et santé-sécurité ?

En un seul système, avec une cartographie, une gestion documentaire, un programme d’audits internes et une revue de direction communs. Un site de détergents ou de cosmétiques stocke des produits chimiques, rejette des effluents et répond aux questionnaires environnementaux de ses clients.

  • ISO 9001:2026 reste le socle, avec une transition jusqu’au 30 septembre 2029.
  • ISO 14001:2026, publiée en avril 2026, structure les aspects environnementaux, les rejets et les situations d’urgence ; transition jusqu’au 30 avril 2029.
  • ISO 45001:2018, en vigueur, révision attendue en 2027, cadre la santé-sécurité : voir ISO 45001.

Le système de management intégré QSE évite trois dossiers pour les mêmes faits ; notre hub QSE et systèmes ISO aide à choisir les normes utiles. Sans responsable QSE à temps plein, la fonction peut être tenue à temps partagé : voir externalisation QSE.

Par où commencer ?

Par un diagnostic, pas par une date d’audit. Réglez ces points avec votre comité de direction :

Si plus de trois cases restent vides, le diagnostic dira quel périmètre et quel calendrier sont réalistes.

Ce que fait ACG pour les industriels des PGC et de l’hygiène

Une mission type enchaîne diagnostic d’écarts, choix du référentiel et du périmètre, documentation avec vos pilotes, formation, audit à blanc et maintien du certificat.

ACG, cabinet certifié ISO 9001, a mené 502 projets avec 32 consultants et experts, formé plus de 120 000 personnes et revendique 100 % de réussite aux certifications accompagnées. Son fondateur, Dr. Ismail Idrissi, est Lead Auditor QSE certifié IRCA et Lean Six Sigma Black Belt ; ACG compte des formateurs IFS Train the Trainer.

Vos équipes se forment dans les domaines normes ISO, environnement, risques industriels et pharma et santé et sécurité au travail, ou sur mesure à partir du catalogue de formation. Ces formations peuvent relever des contrats spéciaux de formation selon les règles de l’OFPPT, simulation à l’appui et sans promesse de montant : voir ingénierie et financement CSF / OFPPT. Pour un premier échange, décrivez votre projet.